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SEO international: comment optimiser votre site web pour d'autres pays

publié le 11 août 2018 à 17:38 par Jonathan Loiselle   [ mis à jour : 11 août 2018 à 17:51 ]


SEO INTERNATIONAL: COMMENT OPTIMISER VOTRE SITE WEB POUR D'AUTRES PAYS

Si vous orientez votre site Web en fonction d’une audience internationale, il est probable que vous ayez réfléchi aux meilleures façons de structurer et de maximiser le contenu de votre site pour qu'il soit adapté aux différents pays.

Quand vous offrez votre contenu destiné à un public mondial, il vous faut faire des choix cruciaux. Il est indispensable de définir quelle est la structure du domaine qui vous convient, mais il existe des pratiques recommandées qu'il ne faut pas oublier quand vous l'utilisez, en particulier si votre site Web contient un contenu publié en plusieurs langues.

Ci-dessous, nous vous expliquerons les différentes possibilités de structurer votre domaine, la façon dont Google va interpréter ces dites structures. De plus, nous vous donnerons quelques informations sur les méthodes de recherche originales et des conseils pour optimiser l'utilisation du référencement au niveau international.

TYPES DE STRUCTURE DE DOMAINE

Pour configurer votre architecture de domaine international, il y a trois options :

1. UN SOUS-REPERTOIRE DE PAYS APRES LE GTLD

Si vous avez un site au nom de domaine.com, il est nécessaire de lui ajouter un répertoire nommé domain.com/german/ afin de viser les utilisateurs allemands ou domain.com/uk/ dans le but de cibler ceux d'origine britannique.

Cela porte le nom de sous-domain, et cela est suivi d'un « .com » (ou « org », « net », etc.), soit une extension de niveau supérieur générique aussi connue sous le nom de gTLD. On peut aussi utiliser ces outils pour davantage que la notation des pays.

Il faut prendre en considération qu'il y a un point à noter sur tous les ciblages effectués dans les URL: il faut utiliser une langue parlée dans tous les pays afin que les moteurs de recherche puissent saisir le sens de la chaîne en question. Les expressions telles que « UK », « England » et « GB » conviennent toutes, alors que « KUnited » ou « GrBr », tant qu’à eux, ne seraient pas appropriés.

2. UN SOUS-DOMAINE DE PAYS AVANT LE GTLD

Si la mise en œuvre d'un sous-répertoire peut constituer un choix facile mais pas nécessairement coûteux, les utilisateurs ont parfois du mal à bien maîtriser le ciblage par région à partir de seulement l'URL.

Nous en arrivons ainsi à la rubrique option : les sous-domaines. Au Royaume-Uni, par exemple, un sous-domaine spécifique peut être comme suit : uk.domain.com, tandis qu'en espagnol, il ressemblerait plus à es.domain.com .

Comme les sous-domaines sont souvent simples à mettre en œuvre, ils peuvent tout de même compliquer les choses en ce qui concerne le contenu figurant sur cette URL, comme les sous-répertoires. Leur mise en œuvre est parfois plus onéreuse que la mise en place d'une structure de dossiers.

3. UN DOMAINE DE PREMIER NIVEAU DE CODE DE PAYS (CCTLD) POUR REMPLACER LE GTLD

Dans une telle éventualité, on pourrait utiliser le nom de domain.ca comme site canadien tandis qu'un site mexicain porterait le nom de domain.mx, ce qui remplacerait complètement le gTLD « .com ».

La mise en place de l'architecture est parfois très dispendieuse et compliquée, puisqu'il est indispensable de disposer de noms de domaine propres à chaque pays concerné. Par ailleurs, si un domaine.com est disponible pour une valeur d'environ 10 $, certaines extensions telles que les TLD valent plus de 1 000 $ et requièrent un emplacement local au niveau du pays concerné.

Cette option sera expliquée de manière plus approfondie dans quelques instants.

Les utiliser dans votre stratégie de référencement international En traduisant du contenu qui circule actuellement en une autre langue ou dans un autre sous-répertoire ou sous-domaine, vous pouvez être assuré que Google ne sera pas en mesure pas de marquer votre site Web comme contenu dupliqué. Google saura ce que vous faites et vous permettra donc de le faire!

Les doublons de contenu ne sont pas non plus pénalisés par la majorité des moteurs de recherche. Le tout est assez bien filtré. Ce qui signifie donc que si vous avez rédigé un article traduit et publié dans deux langues différentes, tous deux seront classés en fonction des résultats obtenus par chaque lecteur international.

VOUS AUREZ BESOIN DE META-TAGS SEO MULTILINGUES

Comme les sous-répertoires et les sous-domaines ne distinguent pas totalement les sites Web nationaux les uns des autres, que ce soit du point de vue des lecteurs que celui de Google, il importe aussi de faire usage des balises META.

Les META sont les lignes du code HTML donnant à Google le contexte approprié lors de la navigation sur cette page. Des titres, des mots-clés ainsi que d’autres éléments constitutifs des articles représentent également des éléments clés. Par contre, une des meilleures manœuvres de référencement consiste à être multilingue.

Dans le langage HTML, la balise meta en anglais ressemble à ceci : <html lang = "en"> .... Cette étiquette englobe la totalité des textes rédigés dans ce langage, ce qui aide Google à bien comprendre ce qui est lu et à qui ceci est destiné. Apprenez-en davantage sur la façon dont vous pouvez intégrer les balises META sur ce site.

Les balises Meta ressemblent à celles des abréviations des pays comme nous les connaissons et la langue listée par défaut dans votre sous-répertoire ou sous-domaine. Ainsi, dans le cas où votre sous-domaine mexicain est mx.domain.com, les meta tags que vous ajoutez sur chacun des articles du blog correspondant à ce sous-domaine seront <html lang ="es-MX> pour indiquer que la page web de votre site sera destinée aux hispanophones du Mexique : vous trouverez la balise meta HTML de votre pays et de votre langue sur cette page ici.

Ceci fournit à Google une nouvelle strate de données quant à la navigation sur des contenus republiés dans les pages de résultats des moteurs de recherche (SERPs) que l'on verrait ailleurs dans le monde.

LES DOMAINES CCTLD SONT PRECIEUX, MAIS UN GRAND ENGAGEMENT

Le désavantage du recours aux ccTLD réside dans le fait que Google ne transmettra pas les droits sur votre page de domaine d'origine vers le domaine traduit en question. Cependant, force est de constater que la puissance organique peut survenir assez vite en optimisant le contenu de votre site de différentes façons.

En revanche, les sous-répertoires et les sous-domaines ayant le même TLD bénéficient d'un crédit SEO de la part de Google de façon bien plus naturelle.

De plus, il est clair que Google se sert des ccTLD afin de cibler les pays concernés. Alors, si vous disposez des moyens financiers et des ressources techniques, le recours à un ccTLD peut s’avérer une excellente solution.

Mais une extension ccTLD est parfois onéreuse et la configuration d’autant plus complexe peut engendrer aussi des erreurs, ces dernières pouvant se révéler dispendieuses. Alors, bon nombre de webmasters ne peuvent pas aller de l’avant concernant une extension ccTLD sans avoir un impact positif sur leurs résultats.

En l'occurrence, un changement très important dans le classement des moteurs de recherche doit avoir lieu quand les ccTLD reçoivent une récompense (ce qui n'a pas été signalé par Google), ou quand un ccTLD est promu par les utilisateurs de manière significative en termes d'impact sur les taux de clics effectués depuis un site Internet.

COMMENT LES GENS VOIENT VOTRE DOMAINE

Puisqu' on ne peut pas prédire ce que les utilisateurs vont préférer, j’ai donc opté pour le lancement d’une étude portant sur l'outil Audience de SurveyMonkey, lequel permet de recueillir des informations provenant de millions de répondants interrogés dans le monde entier, dont notamment ceux qui habitent aux États-Unis, en Australie et au Royaume-Uni.

Les personnes interrogées sont sélectionnées de façon aléatoire, et comme les données de l'échantillon sont significatives sur le plan statistique, il faut que cet échantillon corresponde assez fidèlement aux habitudes effectives des utilisateurs. D’ailleurs, on a même utilisé ce type de sondage afin de pouvoir prédire les résultats des élections en 2012, 2013 et 2014 avec exactitude...

CONNAISSANCE DE L'UTILISATEUR DE CCTLD

Pour essayer encore une fois de bien comprendre les liens entre les utilisateurs et les ccTLD, il a fallu valider l'hypothèse voulant que les usagers sachent qu'il existe des TLD généraux. A notre connaissance, les marketeurs sont peut-être trop soucieux du fait que leur nom de domaine soit un. com, .info ou même.com.mx, sans que l'utilisateur ne s'en aperçoive.

Dans cette optique, on a demandé aux personnes interrogées de sélectionner le TLD pouvant être employé dans un but non lucratif. La quasi-totalité des personnes interrogées ont identifié un TLD se terminant par .org comme le nom de domaine le plus souvent utilisé par un organisme à but non lucratif. Il faut noter que seuls 4% des Américains ont déclaré ne pas être certains du bon TLD, par rapport à 13% chez les Australiens.

Pour tirer parti de cette conscience ccTLD, nous souhaitions connaître les liens entre les utilisateurs et les pays. Les répondants ont été invités à préciser l'emplacement d'une entreprise de leur région en utilisant une extension TLD.ca. La plupart ont choisi le Canada, à juste titre.

Il est étrange de constater que 67 % des Australiens ont opté pour une réponse adéquate, contre seulement 62 % des Américains. De plus, il y a un nombre plus élevé d'Américains (23 %) que d'Australiens (15 %) qui se disent convaincus d'avoir donné la bonne réponse en répondant la Californie.

En se basant sur ces résultats, les utilisateurs sont manifestement au courant des ccTLDs pour les adresses de domaine en général et en comprennent la connexion avec le pays local. Par contre, si les utilisateurs ne savent pas prendre des décisions fondées sur les extensions TLD, le TLD de certains pays peut tout simplement être une partie insignifiante d'une URL et ne pas valoir la peine d'être investi.

Le vrai test du choix d'un TLD réside donc dans son impact sur le rendement du capital investi. Il est bien sûr très difficile de mesurer ce genre de données dans le cadre de sondages dans lesquels les consommateurs ne sont pas acheteurs de produits, mais nous avons cherché avant tout à voir si les décisions d'achat pouvaient être mesurées.

IMPACT DES REVENUS DE CCTLD

Pour y parvenir, on a comparé deux différents commerçants virtuels et nous avons demandé aux personnes interrogées de sélectionner le lieu qui leur semblait le plus fiable en matière de livraison rapide. Il a été présumé que les personnes interrogées estimeraient que les détaillants dans leur pays peuvent expédier leurs produits plus vite que les commerces internationaux.

En ce qui concerne le sondage américain, nous comparons Amazon.co.jp à BestBuy.com. Dans le sondage australien, nous comparons Bigw.com.au, un commerçant bien réputé, similaire à US Target.com. (Il est intéressant de noter que l'Australie a une cible non affiliée à Target aux États-Unis et que leur site Web est target.com.au - nous en reparlerons plus loin.)

La question avait pour but de déterminer si les usagers ciblent soit le nom de marque reconnu, soit l'extension du domaine.

Alors que 39% des Américains affirment que les deux sites proposent une livraison sûre, ce qui implique que les deux TLD ont la possibilité d'expédier depuis les États-Unis, 42% déclarent que Best Buy avec un TLD.com constituerait certainement le choix le plus judicieux. Les Australiens ont pu être confondus par le site Web de Target, puisque 61% ont dit que les deux sites Web ont une livraison fiable, mais 34% ont choisi Big W.

Bien que les données de la question soient légèrement convaincantes, on peut stipuler que si une grande partie des utilisateurs ne voient pas les extensions de domaine, il serait quand même préférable de faire appel à une extension de domaine familière pour la vente en ligne.

QUE DEVRAIS TU FAIRE?

En réponse à la première question, que faire si vous ne disposez pas des ressources requises pour la création d'une architecture ccTLD ?

Cela dépend de bien des choses. En se basant sur les données recueillies, on peut certainement affirmer que les usagers connaissent bien les nuances entre les extensions TLD et que leurs choix sont fondés sur les TLD ; toutefois, les membres du jury continuent de se prononcer sur l'importance d'un TLD.

Pour commencer, il est bon d'inscrire son entreprise dans des répertoires adaptés à son pays ou à tout autre pays. Cela permettra de générer des liens entrants de qualité vers votre site Web, ce qui renforcera la crédibilité de votre page si vous tentez de recréer la page pour un nouveau domaine.

Servez-vous de Google Local et effectuez une recherche afin de découvrir les répertoires de sites Web et les répertoires de blogues les plus populaires, ceux méritant d'être affichés dans le cadre de votre nouveau site. En générant plus de 80% du nombre de liens provenant des internautes français et des répertoires sur votre domaine (que ce soit http://fr.domain.com ou http://www.domain.fr), vous permettrez aux moteurs de recherche de comprendre que la circulation en français y est correctement acheminée et le tout en bonne et due forme.

Vous vous demandez pourquoi le ccTLD constitue un choix judicieux en ce qui concerne votre site ? Eh bien, il serait sage de faire un essai sur AdWords avec un ccTLD en tant qu'URL d'affichage en vérifiant si le CTR a bien été changé. De plus, il est possible de réaliser un sondage parmi vos propres consommateurs en leur demandant si ces derniers achèteront davantage sur un domaine local.

Toutefois, si vous disposez des ressources budgétaires nécessaires ainsi que du temps pour développer des ccTLD, il est certain que vous ne pouvez pas vous tromper. Je vous souhaite la meilleure des chances !